Un bien bon bonbon
Le secret de fabrication de ces petits bonbons se cache dans l’ancienne abbaye de Flavigny-sur-Ozerain en Côte-d’Or.
Son origine remonterait à 52 av. JC, la bataille d’Alésia ! César installe sur la colline 3 camps militaires dont l’hôpital et l’infirmerie. Il rapporte avec lui des graines d’anis vert pour soigner ses troupes des troubles digestifs. Après la victoire de César, celui-ci offre la colline à Flavinus, l’un des vétérans, qui donne son nom au bourg.
L’histoire est en marche : elle passe par la construction d’une abbaye au Ve siècle, une ordonnance de Charlemagne au IXe siècle qui ordonne la culture de l’anis dans les couvents et monastères, le goût de Louis XIV pour les bonbons à « l’anisse », le Chevalier d’Éon qui en fait cadeau à Georges III d’Angleterre en gage de paix, la famille Galimard, puis la famille Troubat propriétaires successifs de l’abbaye jusqu’à nous. Autant dire une prodigieuse saga !
De quoi séduire les gourmands comme les collectionneurs, amateurs des anis de Flavigny dans leurs jolies boîtes en fer ! Quant à la recette, elle a traversé les siècles elle aussi : ces délicats bonbons blancs renferment toujours une graine d’anis enrobée de sucre. Ils sont aujourd’hui parfumés à l’anis bien sûr, mais aussi au cassis, citron, gingembre, rose, violette…
Tout commence par une petite graine d’anis vert, fruit de la Pimpinella Anisum. Cette plante aromatique nous vient d’Espagne, de Tunisie, de Turquie, de Syrie… ou du bassin méditerranéen. Au-dessus de ses 50 à 70 cm de haut, poussent de petites fleurs blanches groupées en ombelles. À leur récolte, à la fin du mois d’août, elles donneront des fruits : des graines à la saveur chaude, légèrement piquante, avec une odeur remarquablement aromatique. Ce sont celles que nous choisirons pour notre bonbon.